SEHATRY NY ANKIZY

Ny fanjanahantany


FANJANAHATANY: Governora nifandimby

Ny 6 aogositra 1896, no nanambarana fa zanatany frantsay i Madagasikara. Ny 16 septambra no tonga teto ny jeneraly Gallieni, nanamafy izany. Nataony  ofisialy fa Antananarivo no renivohitra. Naharitra 62 taona no faharetan'izany.
Governora jeneralin'i Madagascar no niantsoana azy ireo.
Taorian'ny fitsapan-kevimbahoaka 1958 vao nitsangana ny Repoblika Malagasy miaraka amin'ny Frantsa.
Nanambara ny Jeneraly De Gaulle tamin'ny  lahateny nataony ny 22 aogositra 1958 fa ho azo tsy efa ny tena fahaleovantena, (Jereo eny ambany). Nahazo fahaleovantena tanteraka isika ny 1960.


1896-1958
( 62 taona)


1896-1905


Joseph Simon GALLIENI 
[Niorina menalamba 1895-1898]


1929-1930


Hugues Jean 
BERTHIER


1905-1906


Charles Louis LEPREUX


1930-1939


Léon Henri Charles 
CAYALA


1906-1909


Victor AUGAGNEUR  


04/1939
06/1939


Léon Maurice Valentin
 REALLON


1909-1910


Hubert Auguste GARBIT
[fenendrena voalohany]


1939-1940


Jules Marcel 
de COPPET [voalohany


1910-1910


Henri François CHARLES(16 janoary -  31 oktobra)


1941-1942


Armand Léon 
ANNET 


1910-1914


Albert Jean George Marie Louis  PICQUIE 
[niorina ny V V S*


1942-1943

 
Victor Marius BECH



1914-1917



Hubert Auguste GARBIT [fanindroa]


01/1943
05/1943

 
Paul Louis Victor Marie
 LEGENTILHOMME  
[noraofina ny vary hamatsiana ny ady lehibe: fahatrambe no nanjo]


1917-1918


Henri martial MERLIN   


1943-1946


Pierre 
de SAINT-MARCHE        


1918-1919


Abraham  SCHRAMECK      


03/1946
05/ 1946


Robert BOUDRY


1919-1920


Marie Casimir Joseph GUYON


1946-1948

 
Jules Marcel 
de COPPET [fanindroa]
[niorina ny MDRM* 


1920-1923


Hubert Auguste GARBIT 
[fanintelony]

  
1948-1949

 
Pierre de CHEVIGNE


1923-1924


Auguste Charles Désiré Emmanuel BRUNET  


1949-1954


Robert BARGUES 


1924-1929 


Marcel Achille OLIVIER  [SMOTIG]*


1954-1958

 
Andre SOUCADAUX  

 V.V.S:  niorina ny  09 may 1913 Vy Vato Sakelika na  "Fer, Pierre, Ramification"  
MDRM:  Niorina tany Paris ny 11 febroary 1946 , midika hoe "  Mouvement démocratique de la rénovation malgache"
SMOTIG:  na ny "Service de la Main-d'Œuvre pour les Travaux d'Intérêt Général" asa anterivozona nahatsiravina nanao lalamby ka namoizana aina maro.


Lahateny nataon'ny Jeneraly De Gaule tao Antaninarivo ny 22 aogositra 1958:


"Quelle réunion magnifique, dans un site admirable, à un moment exceptionnel ! Personne, plus que moi, veuillez le croire, n'en ressent l'impression.

Je salue d'abord les paroles émouvantes et éloquentes que vient de prononcer, pour m'exprimer le salut des populations, le Président du Conseil du Gouvernement de Madagascar'. A mon tour je salue Madagascar, je salue ce noble pays qui est lui-même, qui a son caractère et ses moeurs, qui doit avoir ses institutions.
Je salue Madagascar, terre en plein essor, remplie de ressources qu'à juste titre les hommes d'ici veulent faire jaillir et développer. Madagascar, terre avancée dans cet Océan Indien qui est le chemin de l'Asie vers l'Afrique, ce qui fait que votre île est, en permanence et aujourd'hui surtout, exposée, et peut, d'un jour à l'autre, se trouver gravement menacée.
En même temps, je salue la France, la France qui a fait tant et tant ici avec ses administrateurs, ses soldats et ceux de ses enfants qui sont des hommes d'initiative, de courage et de valeur. C'est parce que la France est fière de ce qu'elle a accompli avec le peuple malgache qu'elle veut continuer à l'aider dans les voies nouvelles qui vont s'ouvrir.
J'ai parlé de voies nouvelles. Tout le monde sait que nous sommes en un moment de grands changements à tous égards, et où la France et les Territoires d'Outre-Mer, qui sont liés depuis si longtemps par tant de liens du sentiment et de l'intérêt, doivent établir leurs rapports sur des bases renouvelées. Ces bases, que seront-elles ?
Ce seront celles de la Communauté, c'est-à-dire d'un régime dans lequel la Métropole et les Territoires d'Outre-mer, notamment Madagascar, vont se fédérer librement, spontanément, à l'intérieur d'une nouvelle organisation politique, économique, qui sera, en même temps, un système de sécurité.
Dans cette organisation, Madagascar aura à exercer par ses propres moyens son administration et son gouvernement intérieur.
D'autre part, si Madagascar le veut, la Grande Ile mettra, comme les autres Territoires, à l'intérieur de la Communauté et dans un même domaine, la Défense, la Politique étrangère, la Politique économique, la Politique des matières premières et aussi, dans certaines conditions, la direction de la Justice, celle de l'Enseignement supérieur, celle des Communications.
Votre île n'y est pas contrainte. Dans cinq semaines, le choix lui sera donné comme à tous et dans les mêmes conditions; ou bien d'établir avec la Métropole et les autres Territoires la Communauté dont je parle, ou bien de séparer son sort de celui de la France et des autres Territoires.
Si Madagascar, comme je le crois et l'espère, ainsi que les autres Territoires et ainsi que la Métropole, décide, par le vote de tous les hommes et de toutes les femmes, de mettre en commun ce que j'ai dit, de constituer cette Communauté, alors l'avenir, un grand avenir, nous sera ouvert à tous.
Car nous vivons à une grande époque, une époque d'immenses possibilités humaines, à condition que l'on forme un ensemble capable de les réaliser, mais aussi à l'époque des plus grands dangers que le monde ait jamais connus.
Possibilités humaines, parce qu'en s'associant entre peuples, on peut développer, puer le bien de ions, les ressources qui sont sur les sols et au fond des sols : développer aussi les valeurs qui sont dans les coeurs et dans les esprits.
Mais nous vivons, ai-je dit, au temps de très gravas dangers. Car il est évident que certains peuples, mus par certains éléments, veulent sortir de chez eux pour aller chez les autres. Pour assurer la sécurité de notre ensemble contre ce danger-là, la Communauté doit être faite, et avec vous si vous le voulez bien. D'autant plus, qu'à l'intérieur de chaque pays menacé, se prépare mie subversion qui survirait, le cas échéant, rte tète de pont politique à la menace dont il s'agit. C'est pourquoi je fais appel, ici comme ailleurs, aux hommes de valeur, aux hommes capables, aux hommes qui veulent exercer la responsabilité de diriger leur pays. Je leur déclare devant tout le monde : four que vous soyez dignes de la tache que vous voulez assumer, il faut que vous soyez des hommes fermes, droits et loyaux, qui ne se laissent pas emporter par le. tumulte des mots, qui s'en tiennent aux positions qu'ils ont prises. Faute de cela, à la première occasion, vous serez, avec tout le reste, balayés.
Voilà les paroles que je voulais faire entendre ici pour Tananarive, grande et noble. ville, pour Madagascar, pour beaucoup d'autres peuples qui nous écoutent en ce moment, d'un bout à l'autre du monde.
Tous ici, vous aurez, dans peu de semaines, l'occasion d'exprimer votre volonté. C'est une volonté qui portera très loin. En disant oui à ce qui vous sera demandé, vous vous engagerez avec la France et les autres Territoires en vue d'un vaste avenir. Je suis sûr de votre réponse.
Demain, vous serez dé nouveau un État, comme vous l'étiez quand le Palais de vos Rois était habité, mais vous serez des hommes qui, en toute indépendance, se seront unis à d'autres hommes pour le meilleur et pour le pire.
Mon dernier mot sera pour vous remercier tous de la splendide manifestation dont vous m'avez offert le spectacle et l'émotion. Merci à Tananarive. Merci au peuple malgache et à ses dirigeants. C'est en toute conscience et de tout mon coeur que je crie
Vive Tananarive !
Vive Madagascar !
Vive la République !
Vive la France !"